Les sentiers que vous parcourez, l’eau que vous buvez, les paysages que vous photographiez ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont façonnés, entretenus et protégés, jour après jour, par des femmes et des hommes qui connaissent chaque recoin de cette montagne, transmettent leur savoir aux nouvelles générations et inventent déjà le Haut-Doubs de demain face aux défis climatiques.
Voici qui ils sont, et comment ils prennent soin du territoire que vous vous apprêtez à découvrir.
Le Parc naturel régional du Haut-Jura :
109 communes, une montagne à préserver.
Le sentier que vous suivez en raquettes, le belvédère où vous vous arrêtez pour admirer le Mont Blanc au loin, la Maison du Parc où faire étape à Lajoux : rien de tout cela n’existe par hasard. C’est le Parc naturel régional du Haut-Jura qui aménage, balise et préserve ces lieux pour qu’ils restent accessibles et intacts.
Sa mission dépasse largement l’accueil des visiteurs : accueillir, informer, éduquer sont ses priorités, car on ne protège bien que ce que l’on connaît. Ses équipes accompagnent aussi bien les communes que les habitants ou les professionnels du territoire dans leurs projets.
Concrètement, le Parc gère les milieux naturels et les cours d’eau, encourage un tourisme et des loisirs respectueux de la nature, et soutient une économie locale ancrée dans ses savoir-faire. Il pilote également « Ambition Climat 2030 », sa stratégie pour aider le Haut-Jura à s’adapter aux bouleversements climatiques déjà à l’œuvre.
Envie de comprendre ce qui se joue vraiment derrière les paysages que vous admirez ?
À travers cette websérie en 6 épisodes, le Parc naturel régional du Haut-Jura donne la parole à des habitants qui, chacun dans son domaine, mettent déjà en place des initiatives pour s’adapter au changement climatique ou en réduire les effets. Filmés sur le terrain, ces témoignages ne théorisent pas le sujet : ils montrent des gestes concrets, portés par des agriculteurs, forestiers, artisans ou élus du territoire, qui inventent au quotidien le Haut-Jura de demain. La série illustre ainsi très concrètement la démarche « Ambition Climat 2030 » portée par le Parc.
On y retrouve, au fil des épisodes, plusieurs grands fils rouges :
Les villages de pierre, les fermes horlogères, les ateliers où se perpétue un savoir-faire d’exception que vous découvrez en chemin : c’est tout un territoire que le PNR du Doubs Horloger aide à préserver et à faire vivre. Sa raison d’être est d’accompagner les 94 communes qui le composent à valoriser leurs richesses patrimoniales, plutôt que de choisir entre développement et protection.
Il intervient très concrètement sur les mobilités, l’architecture et les paysages, l’urbanisme, l’agriculture et la forêt, le tourisme durable, ou encore l’éducation à l’environnement auprès des habitants comme des scolaires.
Cette diversité de missions traduit une conviction simple : le subtil équilibre entre l’Homme et son environnement ne s’obtient pas tout seul, il se construit projet après projet, aux côtés des élus, des artisans, des agriculteurs et des habitants du territoire.
Vous voyagez en famille et cherchez une sortie nature ou un escape game grandeur réelle dans les tourbières ? C’est le CPIE du Haut-Doubs qui les imagine. Installée dans la vallée du Drugeon, au cœur des marais et tourbières, son équipe a une mission : donner à chacun, habitant ou visiteur, les clés pour comprendre et respecter ce territoire fragile.
Cela prend des formes très concrètes : animations nature et escape games pour les familles et les scolaires, formations pour les futurs animateurs et apiculteurs, accompagnement des collectivités dans la valorisation de leurs sentiers et espaces naturels sensibles, expositions et éditions pour sensibiliser le grand public.
L’eau du robinet de votre gîte, la douche après une journée de rando : ces gestes du quotidien pèsent aussi sur le territoire que vous visitez. L’eau est une ressource rare à l’échelle de la planète, et le Haut-Doubs n’y échappe pas. Selon une étude de l’Observatoire Franco-Suisse de l’Arc Jurassien, chaque habitant consomme entre 150 et 200 litres d’eau par jour, sans compter les visiteurs de passage. Préserver un accès constant à cette ressource vitale passe par des gestes simples et un effort collectif, y compris le temps d’un séjour.
L’énergie électrique mérite la même vigilance, et nous devons collectivement en limiter la consommation au quotidien. Dans le Haut-Doubs, 10 communes ont fait le choix de gérer elles-mêmes cette mission : le SIEL, leur syndicat d’électricité, veille depuis plus d’un siècle à leur approvisionnement. Une histoire dont le territoire peut être fier : le 21 novembre 1906 à six heures du soir, la lumière électrique s’allumait pour la première fois dans ces 10 communes, fondatrices en 1897 d’un syndicat intercommunal ratifié par décret présidentiel en 1901.
Plus d’un siècle plus tard, cette mission de service public continue de guider la façon dont le territoire pense sa transition énergétique.